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Questionnaire rythme scolaire

Constat, analyse, propositions

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Présentation

Après analyse de plusieurs documents officiels concernant la réforme de l’école, élaboration d’un ensemble de questions orientées « rythme scolaire » à partir des thèmes abordés par cette refondation. Un questionnaire, à l’attention des parents d’élèves du RPI, a été élaboré par l’APER et distribué par les écoles.

Ce document propose une synthèse des résultats de cette enquête.

Cette synthèse est le reflet le plus fidèle possible des réponses des parents qui ont bien voulu renseigner le questionnaire.

L’esprit de cette consultation n’est pas d’imposer des choix à la communauté éducative du RPI, mais bien d’initier un projet pour nos écoles, fruit d’une concertation entre tous les acteurs.

Dans le second volet du document nous présentons un ensemble de questions posés par les parents d’élèves, inquiets des changements importants à venir sur leur organisation.

Enfin, pour conclure et en tenant compte de l’ensemble des inquiétudes, il nous a paru nécessaire de prendre le risque de faire quelques propositions pour participer avec les acteurs principaux du système éducatif à la préparation de cette réforme scolaire.

Il convient ici de remercier les parents, les Directrices d’écoles et l’ensemble de l’équipe éducative pour leurs participations à la réussite de cette consultation.

Résultats du questionnaire

Le questionnaire « rythmes scolaires » est composé de 6 questions et d’une zone d’expressions libres.

217 questionnaires distribués dans les écoles primaires, sous format papier auprès des élèves et à destination des parents.

170 réponses ont été reçues.

Ces 170 réponses concernent 126 familles (une famille peut avoir plusieurs enfants scolarisés et donc plusieurs questionnaires).

Les pourcentages des questions 2-3-4-5-6 seront calculés par rapport au nombre de réponses reçues (170).

Les pourcentages de la question n°1 seront calculés par rapport au nombre de familles qui ont répondu (126).

Premier constat : Un taux de réponse important (environ 79%).

La réponse donnée à ce questionnaire confirme massivement l’intérêt porté par les parents à une démarche basée sur la concertation et l’écoute.

Question n°1

Dans quel établissement est (sont) scolarisé(s) votre (vos) enfant(s) ?

 

  • Saint Germain sur Avre
  • Courdemanche
  • Les deux

 

effectif

%

Saint Germain sur AVRE

63

50

Courdemanche

39

31

Les deux

24

19

Question1

Environ 20 % des familles ont des enfants scolarisés dans les deux écoles ce qui accentue un peu plus les difficultés d’organisation des parents avec la nouvelle réforme (une demi-journée supplémentaire)

Question n°2

Dans la mise en place de la semaine de 5 jours, répartie en 9 demi-journées, préférez-vous que votre enfant ait classe

 

  • Mercredi matin ?
  • Samedi matin ?

 

effectif

%

Mercredi matin

149

88

Samedi matin

19

11

Question2

Il y a un consensus assez large pour le choix du mercredi matin même si plusieurs parents regrettent la perte du mercredi matin utilisé actuellement pour les activités sportives. D’autres parents soulignent que le choix du samedi matin peut poser des problèmes aux familles monoparentales.

Question n°3

Si votre enfant avait classe le mercredi matin, quel mode de garde seriez-vous amené à privilégier après l’école ?

 

  • Récupération de mon enfant après la classe
  • Récupération de mon enfant après le déjeuner
  • Inscription de mon enfant à l’accueil de loisirs
  • Garderie à l’école

 

effectif

%

Récupération de mon enfant après la classe

90

53

Récupération de mon enfant après le déjeuner

27

16

Inscription de mon enfant à l’accueil de loisirs

35

21

Garderie à l’école

55

32

Question3

Les utilisateurs peuvent cocher plusieurs cases, donc la somme des pourcentages peut être supérieure à 100%.

Environ 53 % des enfants ont besoin d’une structure d’accueil pour le mercredi après-midi (Centre de loisirs ou garderie). Les parents qui travaillent ne peuvent pas récupérer leurs enfants au milieu de la journée.

Question n°4

Dans le cas de figure où les enfants termineraient leurs cours plus tôt dans l’après-midi (hors Mercredi), quel mode de prise en charge seriez-vous amené à privilégier ?

  • Récupération de mon enfant après les cours
  • Inscription de mon enfant à la garderie

 

effectif

%

Récupération de mon enfant après les cours

71

42

 Inscription de mon enfant à la garderie

103

61

Question4

Les utilisateurs peuvent cocher plusieurs cases, donc la somme des pourcentages peut être supérieure à 100%.

61 % des enfants vont utiliser la garderie ce qui pose le problème de la taille des locaux. On peut se poser la même question concernant les activités périscolaires.

Question n°5

Si votre enfant avait classe le mercredi matin, souhaiteriez-vous, après l’école le mercredi midi, la possibilité :

  • D’un repas à 12h ?
  • D’un transport vers un accueil de loisirs ?
  • D’un transport scolaire classique ?

 

effectif

%

D’un repas à 12h ?

96

56

D’un transport vers un accueil de loisirs

47

28

D’un transport scolaire classique

70

41

Question5

Les utilisateurs peuvent cocher plusieurs cases, donc la somme des pourcentages peut être supérieure à 100%.

56 % des enfants auront besoin d’un repas à 12h pour la journée du mercredi et un nouveau besoin apparaît : transport vers un centre de loisirs (28%). Environ la moitié des élèves continuera à utiliser un transport classique.

Question n°6

Souhaiteriez-vous une dérogation pour un report de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014 ?

  • Oui pour un report à 2014
  • Non pour un report à 2014
  • Sans opinion

 

effectif

%

Oui pour un report à 2014

82

48

Non pour un report à 2014

16

9

Sans opinion

65

38

Question6

Une majorité des familles est pour un report de la réforme à 2014 ce qui montre une inquiétude peut-être révélatrice d’une peur du changement et surtout une « conviction » que la réforme n’améliore en rien les rythmes scolaires de leurs enfants (voir zone : expressions libres). Un grand nombre de parents est sans opinion peut-être par manque d’informations.

Expressions libres :

51 est le nombre de « fiches questionnaires » avec une zone « expression libre » renseignée. L’ensemble de ses expressions montre des inquiétudes et des incompréhensions. Quelques expressions expriment un rejet de la réforme des rythmes scolaires.

Voici une synthèse de ces expressions :

Des regrets
  • Le rythme actuel est parfait
  • Le système actuel nous convient
  • La semaine des 4 jours était très bien
  • Avec la perte du Mercredi matin les enfants feront moins d’activités sportives
  • Des mères ont tenu à rester libres le mercredi  pour assurer les activités extra-scolaires.

 

Des points de vue
  • Manque de moyens
  • Discrimination entre les grandes villes et les petites communes
  • Aucun  intérêt pour les maternelles
  • Réforme sans concertation suffisante
  • Augmentation du temps de présence à l’école « garderie »
  • La réforme ne diminue en rien les journées des enfants
  • Les garderies sont petites
  • Nous sommes contre cette reforme

 

Des difficultés à l’horizon
  • Emploi du temps difficilement gérable
  • Comment encadrer les enfants une fois l’école finie
  • Difficultés accentuées pour ceux qui ont des enfants dans les deux écoles
  • On va encore payer plus de garderie

 

Des Interrogations
  • Cette réforme n’est pas claire
  • C’est quoi les activités périscolaires
  • L’aide aux élèves en difficultés, est-elle vraiment une activité pédagogique ?
  • Est-ce que les devoirs seront allégés ?
  • Qui va payer ?
  • Est-ce que le personnel est qualifié ?
  • Comment sera géré le soutien scolaire ?
Des propositions
  • Un accueil de loisirs sur le lieu de l’école serait l’idéal
  • Le samedi matin peut poser problème pour les familles monoparentales.
  • Il semble essentiel qu’une harmonisation sur la date de la mise en place soit effectuée entres les communes voisines (pour des raisons d’organisation)

 

Les parents d’élèves s’interrogent

Nous sommes conscients que les acteurs principaux du système éducatif n’ont pas forcément les réponses à ces questions mais nous avons le devoir de les poser. Voici une synthèse de 10 questions :

1

La mise en application  des  nouveaux  rythmes  scolaires   se  fera-t-elle  dès  la       rentrée   de  septembre 2013, Ou bien  une  dérogation  sera‐t-elle demandée    pour repousser l’application de ces mesures en 2014 ?

2

L’association des Maires des grandes villes de France a estimé que le coût de la réforme pour les collectivités locales s’élèverait à  150 euros  par enfant et par an.A combien est évalué le coût de cette réforme pour le budget de nos deux communes ?

3

Une aide supplémentaire serait accordée aux communes qui bénéficieraient d’une « DSU cible ». Saint Germain sur Avre et Courdemanche  en feront-t-elles partie ?

4

La demi-journée supplémentaire sera-t-elle le samedi ou le mercredi matin ?

5

Dans le cas d’une demi-journée supplémentaire positionnée sur le mercredi matin, quelles sont les possibilités envisagées par les Mairies et leurs partenaires pour le repas du 12h et pour le mercredi après-midi ?

6

Quand aura lieu l’APC (1h/semaine) ? quel est son contenu (aide méthodologique, soutien, ou activité en rapport avec le projet d’école) ? et quelle est la population concernée ?

7

La réforme prévoit que les élèves auront en moyenne 45 minutes de cours en moins par jour mais resteront au sein de l’établissement. Comment ces enfants seront-ils occupés ? Y aura-t-il plus d’activités périscolaires ? Y aura-t-il davantage de soutien aux devoirs ? Quelle sera la politique de notre RPI ?

8

Le temps périscolaire (3h/semaine) est-il obligatoirement dans les locaux scolaires ?

9

Quel personnel sera recruté pour s’assurer du bon accueil pédagogique de ce temps libéré en fin de journée ?

10

Y aurait-il harmonisation de l’application de la réforme avec les communes voisines ?

Proposition de l’APER

Les réponses des parents convergent vers une préoccupation majeure. Cette préoccupation se décline selon quatre exigences :

  • Réduire l’impact de la réforme de ces rythmes scolaires sur l’organisation privée des familles, sur la dimension économique qui ne manquera pas de toucher les salariés qui ont aménagé leur temps de travail selon le rythme scolaire d’une semaine de quatre jours.
  • Concevoir un projet éducatif global, avec l’ensemble des partenaires locaux pour mieux articuler le temps scolaire, le temps périscolaire, le travail personnel, les activités culturelles et sportives, la vie de famille en faveur de la réussite et de l’épanouissement des enfants.
  • Tenir compte de l’impact du projet en termes matériels et financiers en proposant des modalités de répartition des charges entre les différentes parties prenantes et en tenant compte des difficultés des familles en ce temps de crise économique.
  • Proposer un encadrement périscolaire de qualité par des professionnels qualifiés et diplômés dans leurs métiers respectifs et avec le maintien d’un animateur pour 14 enfants chez les plus de 6 ans et d’un animateur pour 10 enfants chez les moins de 6 ans. Pas de garderie ni d’activités à vocation occupationnelle mais de véritables cycles d’apprentissage où tous les enfants trouveront leur place.

Les parents d’élèves, inquiets des impacts importants à venir sur la scolarité de leurs enfants et sur leur organisation, émettent deux souhaits :

  1. Création d’un groupe de réflexion sur ce sujet, regroupant les Mairies, les enseignants, les Parents et les Associations , afin de mettre en place des projets de solutions constructives, partagées et réfléchies.
  2. Lancement d’une grande concertation auprès des parents pour valider le projet éducatif global.

Conclusion

Toute évolution des rythmes scolaires provoque des réactions passionnées:

  •  Enthousiasme d’améliorer les conditions de réussite scolaire des élèves,
  • Espoir d’un meilleur avenir pour les générations futures,
  • Résistance au changement d’habitudes établies,
  • Crainte du bouleversement d’équilibres sociaux et financiers,
  • Repli sur soi par méconnaissance du sujet de ses enjeux et de ses conséquences.

Pour éviter le repli, diminuer les craintes, faire renaître l’espoir et amplifier l’enthousiasme, nous avons le devoir de prendre des initiatives, de trouver les moyens nécessaires à la réussite de la réforme et de défendre nos exigences en matière d’enseignement public gratuit, laïque et de qualité pour tous les enfants.

L’école n’est pas un coût, mais un investissement.

A propos de aper

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